Similitudes
Tous ces métiers se basent sur une écoute active de l’autre, la confiance, le respect, la neutralité et la confidentialité. Ces professionnels sont censés s’adapter au/à la consultant-e et le/la faire tendre vers un mieux-être.
Définition et différences
Titres protégés :
- Psychiatre : diplôme d’Etat, Bac+10 ans, médecine, spécialisé-e en santé mentale, capable de prescrire des médicaments et des arrêts de travail. Consultations remboursées par la sécurité sociale. Il/elle peut réaliser des examens médicaux, des bilans et des diagnostics de pathologies.
- Psychologue : diplôme d’Etat, Bac+5 ans, sciences humaines, remboursement généralement pris en charge par les mutuelles à hauteur de quelques séances. L’approche est davantage clinique et comportementale que médicale/biologique. Il/Elle peut faire passer des entretiens, des tests de personnalité, des tests de QI.
- Psychothérapeute : depuis 2010 (décret d’application de la Loi Accoyer), titre réservé aux psychiatres, aux psychologues et aux médecins ayant validé une formation complémentaire en psychopathologie. Réglementé par l’état.
Titres libres
- Psychanalyste : étude théorique via les textes fondateurs (Freud, Lacan, Klein, Winnicott…). La pratique se base sur la libre association : le/la consultant-e va se livrer sans filtre pendant que le/la psychanalyste écoute. Durée de l’apprentissage : souvent plus de 5 ans. L’analyse personnelle pour un-e psychanalyste est un prérequis. Nécessité d’être reconnus-es par des pairs-es (parrainage).
- Psychopraticien-ne : praticien-ne en relation d’aide. Certains-es ont obtenu une certification via des écoles privées. Les meilleures formations offrent la culture théorique (Freud, Jung, Berne, Rogers…), les bases de la santé mentale et permettent l’apprentissage de techniques/méthodes spécifiques d’accompagnement (Programmation Neuro-Linguistique (PNL), Communication Non Violente (CNV), Analyse transactionnelle (AT), etc…). Le rôle du/de la psychopraticien-ne est d’aider à clarifier des difficultés émotionnelles, dénouer des blocages relationnels ou traverser des étapes de vie complexes, en mettant l’accent sur la prise de conscience et le changement grâce aux techniques et outils maîtrisés.
- Coach : Titre sans obligation de formation. Il/elle recevra des client(e)s qui veulent atteindre un objectif professionnel et/ou personnel. Il/elle les aidera par la mise en place d’actions adaptées à chaque client(e). Un objectif sera spécifique, mesurable, atteignable et réaliste. La durée est généralement courte. Il n’y a pas nécessairement de souffrance chez le/la client(e).
Comment faire son choix ?
Tout dépend déjà de ce que vous recherchez : si vous souhaitez un diagnostic ou passer un test, tournez vous plutôt vers un psychiatre ou un psychologue. Si vous voulez atteindre un but ou vous développer au niveau personnel, un-e coach pourra tout à fait convenir.
Si vous envisagez un suivi psychothérapeutique basé sur l’écoute et l’échange, psychologues, psychothérapeutes, psychopraticiens et psychanalystes peuvent répondre à votre besoin. Leurs méthodes sont même souvent complémentaires. A vous de trouver celui/celle/ceux qui vous correspond(ent) le mieux au moment où vous vous y rendez. Vous pouvez vous renseigner sur la formation suivie par le/la professionnel-le que vous envisagez de rencontrer : durée de la formation, suivi post formation, s’agit-il d’un cursus pratique avec des mises en situation évaluées par des formateurs ? L’organisme bénéficie-t-il d’un label qualité comme Qualiopi (qui garantit la rigueur du processus pédagogique). La supervision de ce-tte professionnel-le par un-e autre professionnel-le est aussi, selon moi, indispensable. Ce-tte professionnel-le doit aussi être en capacité d’orienter le/la consultant-e vers un-e spécialiste si les frontières de son champ d’action sont atteintes.
Au travers des séances, le facteur humain reste déterminant. Le(s) bon(s) choix est/sont celui/ceux où vous aurez la sensation de progresser, quel que soit le tarif ou le diplôme. Cela ne se verra pas dès la première séance mais rapidement, en 3 ou 4 séances, vous saurez si un-e praticien-ne vous correspond. Choisissez-en un-e en qui vous avez confiance et où vous vous sentez écouté-e, compris-e. C’est primordial.
Cela ne veut pas dire que toutes les séances seront confortables. A la différence du/de la copin-e qui vous donne toujours raison en vous disant ce que vous voulez entendre, le/la praticien-ne vous fera passer quelques séances pouvant s’avérer difficiles mais elles, au moins, vous feront avancer. Ces séances ne seront ni là pour flatter votre égo, ni là pour vous pousser trop loin, juste pour vous faire conscientiser certains mécanismes et vous accompagner vers un équilibre, avec possiblement un ajustement de vos propres comportements, et ce à votre rythme. Vous modifierez certains schémas sans vous surprotéger. Il est possible que 1 à 2 nuits soi(en)t plus agitée(s) après une séance car vous aurez levé des « blocages ». De la même façon, vous pourriez avoir envie de pleurer lors d’une séance ou tout simplement avoir la sensation d’avoir mis un mot juste sur un ressenti flou ou encore d’avoir intégré une nouvelle perspective. A la « longue », vous devez ressentir un mieux-être et redevenir autonome.
C’est donc à vous et à vous seul-e de faire le tri et d’en choisir un-e qui vous convienne. Faites-vous confiance, vous le saurez. D’une séance à l’autre, vous pouvez aussi dire au professionnel comment vous avez « navigué » après les dernières séances, quels sont les points sur lesquels vous voudriez revenir (ou pas). Il/elle vous posera même probablement la question avant que vous ne l’ayez fait. C’est un autre signe positif.
Et sentez-vous libre d’en changer autant de fois que vous le voudrez s’il/elle ne vous convient pas.
A chacun-e son style et son besoin.


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